Ouverture du séminaire AFD « Conservation du capital naturel du Mexique, le paysage bioculturel comme outil innovant pour la gouvernance et la gestion territoriale » (22 mars 2019) [es]

Discours de l’ambassadrice Anne Grillo
Ouverture du séminaire AFD « Conservation du capital naturel du Mexique, le paysage bioculturel comme outil innovant pour la gouvernance et la gestion territoriale »
Casa de Francia,
Vendredi 22 mars

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* Seul le prononcé fait foi

Mesdames et messieurs,
M. Sergio Graf, ministre de l’Environnement de l’Etat de Jalisco
M. Andrew Rhodes, Comisionado de la Commission nationale des Aires naturelles protégées
M. Gilles Kleitz, chef de la division Biodiversité de l’AFD

Je suis très heureuse de vous recevoir aujourd’hui à la Casa de Francia, pour un séminaire au titre un peu complexe, mais qui traite de deux choses. i) de gouvernance des territoires ; ii) de la façon dont cette gouvernance est au service de la préservation de la biodiversité, notre capital naturel.

La biodiversité est priorité du Mexique et de la France ; et nous la portons ensemble depuis la dernière grande réunion internationale de Cancún, la Convention des Parties en 2016.

L’approche mexicaine proposée alors, et que partage la France, c’est que la biodiversité « nourrit » tout le reste, et qu’elle ne peut être traitée sans parler de pêche, d’agriculture, de tourisme, de développement durable.

En effet, sans biodiversité, nos modèles économiques et sociaux s’effondrent.

Par ailleurs il est illusoire de penser que nous pourrons réussir à répondre au défi du climat sans l’appui des écosystèmes, qui sont nos premiers alliés dans cette lutte.

Nous avons collectivement besoin, toutes générations confondues, d’arriver à une prise de conscience de même ampleur pour la biodiversité que pour le climat. La prochaine conférence des parties en 2020 en Chine sur la biodiversité doit l’équivalent, dans son ambition, de ce que la COP21 a été pour le climat.

La France continuera de prendre toute sa part dans engagement en faveur de la protection de nos écosystèmes, dans les négociations internationales où nous souhaitons compter sur le Mexique comme allié, en contribuant à l’amélioration de la recherche scientifique sur le sujet, et enfin par la promotion de projets concrets et innovants avec ses grands partenaires.

A cet égard, ce que nous faisons au Mexique, avec vous, à travers l’AFD – dont je salue son spécialiste biodiversité venu spécialement de Paris- et le Fonds Français pour l’Environnement Mondial, est exemplaire : nous arrivons à montrer ensemble que la préservation de la biodiversité est compatible avec un développement humain. C’est aussi l’opportunité de réaffirmer le patrimoine, l’identité, la culture d’un territoire donné pour que ses habitants participent à la construction des modèles de développement permettant l’utilisation raisonnée de leur capital naturel. Cette approche responsabilise les communautés dans leurs territoires en les associant à un usage responsable des ressources.

Le succès du projet Paisaje Biocultural dont il sera beaucoup question ce matin, puisqu’il est au centre de ce séminaire, en est une illustration réussie.

Sur la méthode, c’est aussi un exemple très réussi d’une coopération où chaque partie française et mexicaine a apporté sa savoir-faire, et où une communauté d’intérêts et d’amitié s’est créée. En effet, la genèse de ce projet est la rencontre entre des acteurs mexicains de la biodiversité et des acteurs français impliqués dans le modèle des parcs naturels régionaux français.

Grâce à la collaboration continue entre d’une part experts français notamment la Fédération des Parc naturels régionaux, notre centre français d’études mexicaines et centroaméricaines et le Museum d’Histoire Naturelle, et d’autre part, experts Mexicains, tant au niveau local que fédéral, ce modèle a été adapté et fonctionne au Mexique, au Jalisco. Monsieur le ministre, vous êtes là pour en témoigner ce dont je me réjouis. Et votre présence, M. Rhodes, aux côtés du ministre Graf est essentielle : la bonne coordination du travail être échelon fédéral et Etats fédérés est fondamental si l’on souhaite capitaliser sur le succès d’un projet pour penser une politique publique globale.

Mon souhait est que nous puissions, si vous le souhaitez mexicains, reproduire cette expérience ailleurs, en semble fort du succès de cette expérience inédite, et de la très ancienne coopération qui nous unit en matière de développement durable.

Ensemble nous pourrons montrer que nous pouvons effectivement agir sur la protection de nos écosystèmes, sur tout simplement notre cadre de vie et celui des générations futures.

Dernière modification : 22/03/2019

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