Lancement du Prix Breach/Valdez de journalisme et droits de l’homme [es]

Le Centre d’Information des Nations Unies (CINU), l’Université Iberoamericana, le Programme de Presse, Démocratie et de Journalisme de la Ibero (PRENDE), l’Ambassade de France au Mexique et le Bureau mexicain du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme (ONU-DH) lancent le Prix Breach/Valdez de journalisme et droits de l’homme.

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Mexico, le 22 mars 2018

Le Centre d’Information des Nations Unies (CINU), l’Université Iberoamericana, le Programme de Presse, de Démocratie et de Journalisme de la Ibero (PRENDE), l’Ambassade de France au Mexique et le Bureau mexicain du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme (ONU-DH) lancent le Prix Breach/Valdez de journalisme et de défense des droits de l’homme.

Ce prix est destiné à récompenser les journalistes mexicains pour la qualité de leurs enquêtes dans le domaine des droits de l’homme, tels qu’ils sont définis dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de l’ONU, qui fête cette année ses 70 ans.

A travers ce prix, les co-organisateurs réaffirment leur soutien et leur reconnaissance au travail de tous les journalistes qui risquent leur vie de manière quotidienne au Mexique.

Le nom du prix est à la fois un hommage et une réponse au terrible symbolisme qu’ont acquis les noms Miroslava Breach et Javier Valdez au Mexique. En les assassinant en 2017, leurs meurtriers ont aussi laissé un message très préoccupant : aucun journaliste, ni même les plus reconnus internationalement, n’est en sécurité face à la violence, et notamment ceux qui s’attaquent à la corruption.

Le lauréat de cette première édition sera annoncé le jeudi 3 mai 2018, à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse.

Le prix consiste en un voyage en France qui inclut différentes rencontres avec des représentants d’organismes de presse, d’institutions de défense des journalistes et des droits de l’homme. Le lauréat décrochera également une bourse spéciale à l’université Iberoamericana pour un an.

Lors de la conférence de presse, Federico Mastrogiovanni, le Coordinateur du Programme PRENDE de la Ibero, a déclaré que la majorité des intimidations, agressions et menaces aux journalistes proviennent de fonctionnaires publics et d’agents de sécurité. « Le climat permissif face à ces agressions impunies entraine une augmentation de l’insécurité au sein de la profession, dans un contexte où le fait d’être une figure et une personnalité connue ne garantit plus d’être en sécurité. La preuve en est de l’assassinat de Javier Valdez et Miroslava Breach », a-t-il expliqué.

« Javier jouait un rôle important en tant que journaliste au niveau national, mais était aussi l’une des voix du Mexique au niveau international, à travers son travail avec l’AFP », a ajouté Sylvain Estibal, Directeur de l’Agence France Presse au Mexique. « Avec ce prix, nous souhaitons suivre ce chemin et donner une visibilité internationale à la situation actuelle du pays et à celle des journalistes mexicains ».

« Une société qui assassine ses journalistes n’est pas acceptable, car attaquer la presse signifie attaquer la moelle osseuse de la démocratie », a affirmé Sergio Rodríguez Blanco, Coordinateur de Journalisme à la Ibero.

La liberté d’expression et le droit à l’information sont fondamentaux pour le développement d’une société et d’un état démocratique. Le prix constitue une reconnaissance au travail de journaliste, en particulier au journalisme d’investigation et pour la diffusion des droits de l’homme au Mexique.

« Par ce prix, nous voulons également contribuer à la visibilité du combat contre l’impunité de la violence systématique envers les journalistes, et, de façon plus large, envers les défenseurs des droits de l’homme », a dit Giancarlo Summa, Directeur du Centre d’Information des Nations Unies.

“Enfin, nous voulons alerter les autorités afin qu’elles prennent des initiatives réelles et efficaces pour mettre fin à l’impunité et qu’elles mettent réellement en œuvre les mécanismes de protection des journalistes”, a-t-il déclaré.

« Soyez sûrs que nous continuerons à travailler pour que la liberté d’expression au Mexique soit renforcée, pour que les menaces soient réduites jusqu’à leur disparition et pour que la honteuse impunité des attaques soit combattue », a affirmé Jan Jarab, Représentant au Mexique du Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme (ONU-DH).

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Dernière modification : 23/03/2018

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