Brèves de France - 7 février 2018 [es]

Culture – Le secteur du jeu vidéo explose en France.

Avec une croissance de plus en plus importante chaque année (+4% en 2016, et +14% au premier semestre de 2017), le jeu vidéo a acquis un poids considérable dans l’économie française. Rappelons d’ailleurs que l’un des principaux acteurs sur le marché mondial est le français Ubisoft. L’Etat soutient l’industrie par une politique publique depuis 2002, visant à encourager les plus petites productions. Un budget de 3,5 millions d’euros a été attribué aux studios indépendants l’an dernier, fonds qu’ils complètent avec l’autofinancement pour mener à bien leurs projets.

Le développement du numérique permet toujours plus de possibilités aux créateurs de jeux vidéo, comme l’ont prouvé dernièrement la Réalité Augmentée et la Réalité Virtuelle. Le type de support utilisé pour l’activité est aussi en pleine mutation, puisque les joueurs se servent de plus en plus de leurs smartphones et tablettes. C’est donc un secteur très dynamique, et c’est ce que reflètent aussi les chiffres : un studio de développement sur deux a moins de cinq ans.

De la création à l’édition, c’est un secteur qui recrute, notamment dans les régions de Paris, Lyon, Toulouse et Bordeaux. En 2018, ce sont 1300 emplois qui pourraient être créés en France dans le jeu vidéo. Le succès est tel que l’on a compté plus de soixante nouvelles entreprises en 2017, et un nombre grandissant de formations spécialisées dans le secteur. En 2018, nous assisterons à la sortie de WiLD et Beyond Good and Evil 2, issus de studios de production français.

Pour en savoir plus :
- Le rapport sur le Baromètre annuel du jeu vidéo en France
- La publication du Ministère de la Culture
- Article de La Dépêche « Le secteur du jeu vidéo en France est optimiste pour son avenir »


Sciences – De plus en plus de cursus « verts » dans l’éventail des formations françaises.

Si l’on s’intéresse aux maquettes des écoles et universités, on peut s’apercevoir que le nombre de formations sur le thème de l’environnement est florissant. Ces cursus prennent la forme de diplômes d’ingénierie (Ecole des Mines par exemple) ou d’université (comme à Montpellier ou Toulouse), et se multiplient en France. Cet essor a plusieurs origines : c’est une demande d’abord faite par les étudiants, dont la nouvelle génération développe un intérêt croissant pour l’environnement et la santé. Etant donné que cet élan trouve aussi un écho du côté des entreprises, ces formations prennent toute leur importance.

Les débouchés des cursus « verts » sont nombreux. La branche connaissant la plus forte demande concerne le traitement des eaux (hydrobiologistes, ingénieurs traitement des eaux, techniciens), suivie de près par la prévention des risques environnementaux (médiateurs avec la population, chargé d’études environnement), où s’évaluent et s’anticipent les effets du changement climatique. Les métiers du traitement et de la valorisation des déchets ont aussi le vent en poupe, de même que ceux visant à développer les énergies renouvelables.

Le gouvernement français a pour ambition de porter à 32%, d’ici 2030, la part d’énergies vertes dans sa consommation globale et se donne les moyens d’y parvenir via ces nouveaux cursus qui formeront des spécialistes du domaine. L’Etat y voit aussi une opportunité de croissance pour le pays et poursuit son programme d’accompagnement dans la transition énergétique voté en 2015, visant à contribuer à la lutte contre le dérèglement climatique et à progresser vers l’indépendance énergétique. La France est d’ores et déjà le premier producteur européen d’énergie hydroélectrique, et compte bien progresser dans les domaines du photovoltaïque et de l’éolien.

Pour en savoir plus :
- L’article du Monde à propos des cursus « verts »
- La liste des vingt métiers qui recrutent dans l’environnement
- L’article sur la part des énergies renouvelables en France
- La page du Ministère de la Transition écologique et solidaire


Economie - Le Sommet « Choose France ! »

Le 22 janvier dernier se réunissaient 140 patrons de grandes multinationales avec le Président Macron, à l’occasion du premier sommet Choose France ! à Versailles. Symbole du pays et de son excellence, le château des Rois de France était le lieu idéal pour ce sommet d’ambition. Le but était d’inciter les principaux groupes mondiaux à investir dans l’Hexagone, qui a observé une croissance économique de 1,9% en 2017.

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, avec Steve Ciobo, ministre du Commerce d’Australie.

L’issue de la séance s’est avérée plus que satisfaisante, puisque plus de trois milliards d’euros d’investissements ont été promis. Parmi eux, 900 millions d’euros viendront du groupe pharmaceutique suisse Novartis, qui se dédiera à la recherche. Le dirigeant de l’éditeur de logiciels SAP, Bill McDermott, annonce qu’il compte engager plusieurs milliards d’euros sur le long terme, et que cela se traduira notamment par le développement de la formation au numérique. Les géants Google et Facebook ont eux aussi choisi la France pour implanter leur centre de recherche en Intelligence Artificielle.

Ces placements devraient permettre la création de plusieurs milliers d’emplois, et la relocalisation des professionnels industriels dans notre pays. D’autre part, les groupes français s’agrandissent aussi. Legrand, spécialiste en infrastructures électriques et numériques, et PSA, constructeur automobile, rachètent respectivement l’américain Mileston AV Technologies et Opel/Vauxhall. Le Sommet a permis de promouvoir l’image de la France, qui est vue comme un pays d’innovation technologique et scientifique. Le chef d’Etat compte renouveler l’événement tous les ans.

Pour en savoir plus :
- Le Twitter de l’Elysée
- L’article de France 24 sur les investissements obtenus par Macron
- L’article du Parisien sur Choose France !
- Europe 1 : Croissance : « La France est de retour dans le peloton de tête »

Dernière modification : 07/02/2018

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