Brèves de France - 13 juin 2018 [es]

Culture - Nîmes célèbre ses racines avec le musée de la Romanité

Bâti face aux arènes bimillénaires de la ville, qui font partie des monuments antiques les mieux conservés au monde, le musée de la Romanité a ouvert ses portes le 2 juin dernier à Nîmes, inauguré par la ministre de la Culture, Françoise Nyssen. Associant la modernité à des pièces et objets historiques, l’édifice reconstitue la vie quotidienne de la cité au temps des Romains pour faire revivre au public sa richesse culturelle, intellectuelle, artistique et spirituelle.

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Le musée, dont la forme et la couleur extérieures évoquent une toge romaine, est l’œuvre de l’architecte Elizabeth de Portzamparc. Il inclut dans sa structure plusieurs vestiges nîmois emblématiques du site : l’enceinte gallo-romaine et un fragment du Sanctuaire de la Fontaine, lieu de la fondation de la ville, dans l’atrium d’entrée. Près de 5000 objets et pièces antiques y sont exposés et retracent l’histoire de la région depuis -700 avant Jésus-Christ jusqu’au Moyen-Âge.

Le parcours est également animé par de nombreux dispositifs et mises en scène numériques qui permettent aux visiteurs une profonde immersion à Nemausus (nom latin de Nîmes), dans les activités de ses citoyens et ses moments clés : métiers, cérémonies rituelles, banquets… Le musée compte également un jardin archéologique ainsi qu’une galerie dédiée aux expositions temporaires, qui présente jusqu’en septembre l’histoire des gladiateurs.

Avec ce bâtiment, la ville complète ainsi un héritage antique déjà très riche (la Maison Carrée, la Tour Magne, la Porte Auguste…). Candidate pour intégrer cet été la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, Nîmes espère rejoindre ses voisins d’Arles, Orange et le Pont-du-Gard, déjà classés et reconnus. Verdict fin juin-début juillet, à l’issue de la session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO à Bahreïn.


Pour en savoir plus :
- Site web du musée de la Romanité
- Le Point
- Le Dauphiné


Économie - L’intelligence artificielle au cœur des projets scientifiques français

La France a annoncé fin mars un plan pour l’Intelligence Artificielle (IA) qui lui permettra de rester compétitive au niveau international en matière de technologies et de sciences. En se basant sur les conseils de Cédric Villani, député de l’Essonne et lauréat de la médaille Fields de mathématiques en 2010, Emmanuel Macron dévoile depuis fin mars les détails de la stratégie française qui lui permettra « de jouer dans la cour des grands » (selon l’Elysée), aux côtés des Etats-Unis et de la Chine, à ce jour les deux puissances les plus avancées dans le domaine.

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Au vu de la rapidité du progrès dans l’IA, le dossier remis par Villani préconise de se concentrer sur quatre secteurs : la santé, les transports, l’environnement (produire des technologies moins énergivores et au service du climat) et la défense. Afin de garantir la qualité de la recherche et la quantité de chercheurs en France, de nombreuses filières centrées sur l’IA prévoient d’ouvrir leurs portes prochainement. Le président E. Macron a précisé que cette stratégie devra, pour être efficace, fluidifier l’accès aux données pour les chercheurs et faciliter les expérimentations sur le terrain, comme par exemple dans le cas des voitures autonomes.

Le projet du gouvernement français a déjà séduit des investisseurs tels que Samsung ou IBM ; le premier a décidé d’implanter son 3e plus gros centre de recherche à Paris, le second entend recruter 400 experts en IA en France, d’ici deux ans. L’Etat a prévu un budget de 1,5 milliards d’euros sous forme d’appels à projets pour financer cet élan donné à la recherche.


Pour en savoir plus :
- Plus de détails sur le contenu du rapport de Cédric Villani
- Un exemple d’application du projet IA dans le domaine de la santé


Planète - Courir pour l’écologie : un français lance le selfie déchet

C’est en 2016 que le mouvement commence, sur un coup du hasard, par un selfie, déchet à la main, posté sur Facebook pendant une séance de course à pied. Nicolas Lemonnier, ostéopathe nantais, ne le sait pas encore mais il vient de lancer une tendance qui trouvera son public dans le monde entier. Suite à l’engouement que suscite la photo, il crée le groupe Facebook « Run Eco Team », qui est aujourd’hui une association qui promeut la collecte de déchets par le biais de la pratique sportive.

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Relayé par le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg en personne, le mouvement fait le buzz et compte désormais plus 50 000 membres dispersés dans 104 pays, qui au total récoltent quelques 20 tonnes de déchets par semaine pour les réinjecter dans la boucle du recyclage. En plus des 200 événements organisés depuis en France, l’application Run Eco Team est lancée en décembre dernier. Elle permet de calculer les performances de sa course, mais aussi de faire le point sur l’état de propreté du parcours emprunté : nombre de déchets collectés, le lieu où ils ont été ramassés ou encore le degré de saleté du parcours. Au bout du compte, c’est une véritable carte de France de la propreté qui se dresse à chaque pas.

L’association (parfois considérée comme une start-up) nourrit encore de nombreux projets : son fondateur, Nicolas Lemonnier, souhaite continuer de développer le mouvement en s’associant avec les municipalités, comme c’est déjà le cas de Paris. La récolte des données fournies par les utilisateurs de l’application pourra ainsi participer à l’amélioration du service de nettoyage public, en installant davantage de poubelles dans les zones où les déchets sont le plus souvent recensés, ou en augmentant la fréquence de ramassage des ordures.

Le concept du « selfie déchet » a déjà séduit quelques personnalités comme Miss France 2011, Laury Thilleman, ou la représentante de la Fondation Nicolas Hulot, Audrey Pulvar. Nicolas Lemonnier ne cache pas son souhait que le président Macron se prête au jeu dans les prochains mois. Selon lui, le contact a été établi et son vœu pourrait prochainement se réaliser…


Pour en savoir plus :
- La page Facebook de Run Eco Team
- L’article du Monde « encourager le nettoyage citoyen »
- Un zoom du 20 Minutes sur le succès du phénomène

Dernière modification : 14/06/2018

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