Barbara Pompili signe une coalition sur les pollinisateurs à l’occasion de la COP13 [es]

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Cancun, le 4 décembre 2016

La secretaire d’état chargée de la biodiversité, Barbara Pompili, a porté à Cancun lors de la COP13 des messages ambitieux sur la protection des océans, et particulièrement sur la lutte contre les déchets en mer.

Barbara Pompili a signé, au nom de la France, une colalition internationale pour le renforcement des mesures de protection des pollinisateurs et a annoncé qu’elle signera les deux déclarations d’Amsterdam pour la reforestation et pour une huile de palme durable.

Lettre adressée au Secrétaire exécutif de la Convention sur la Diversité Biologique

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Discours de Barbara Pompili lors de la clôture du segment de haut niveau

Merci monsieur le Président, et merci de votre excellent accueil pour cette belle conférence des parties.

Les récifs coralliens ont une importance cruciale dans le fonctionnement écologique global mais aussi une importance socio-économique immense. On évalue en effet à 120 milliards d’euros les services qu’ils fournissent à l’humanité chaque année.

Or, la situation est grave : 20% des récifs coralliens ont été irrémédiablement détruits et 25% sont dans un état critique. La responsabilité humaine est indéniable : pression démographique, urbanisation du littoral, pollution, surexploitation...

Face à cette situation, l’Initiative Internationale pour les Récifs Coralliens (ICRI) regroupe depuis 1994 des Etats, des organisations internationales, des scientifiques et la société civile, tous mobilisés pour lutter contre la dégradation des coraux.

La France, qui détient à elle seule 10 % des récifs coralliens est très engagée sur ce sujet en tant que membre fondateur et actuelle présidente du secrétariat de l’initiative.

Lors de la récente Assemblée Générale, qui s’est tenue à Paris en novembre dernier, les membres de l’ICRI ont adopté un plan d’action ambitieux pour la période 2016-2018.

Ce nouveau plan d’action vise à intégrer pleinement toutes les dimensions du développement durable, avec un volet important lié au changement climatique.

Des engagements forts ont aussi été pris contre le blanchissement des coraux, y compris l’interdiction ou la limitation de certaines activités.

L’ICRI appelle les gouvernements à interdire les microbilles de plastique, comme la France l’a fait en aout dernier, et à limiter le dragage de fonds à proximité des récifs. Il est également demandé aux industriels de produire et de distribuer des crèmes solaires qui n’affectent pas les coraux.

Les Etats membres de l’ICRI sont encouragés à fixer des objectifs chiffrés pour la protection de leurs récifs coralliens et de leurs mangroves, à l’instar de ce que prévoit la récente loi française sur la biodiversité.

J’appelle tous les états à rejoindre et à soutenir activement cette initiative.

Pour protéger le milieu marin, la lutte contre les déchets plastiques est primordiale. C’est pourquoi Ségolène Royal a lancé lors de la conférence sur les océans du 16 septembre dernier, à Washington, une coalition internationale contre les déchets plastiques, et en particulier les sacs plastiques à usage unique.

De nombreux pays, comme le Maroc, l’Australie ou le Chili se sont engagés dès les premiers jours dans cette coalition. J’ai le plaisir de vous annoncer aujourd’hui le ralliement de la Finlande à cette initiative, que je félicite vivement pour cet engagement.

En conclusion, je salue la déclaration de Cancun, qui constitue une bonne base de travail. Je souhaite que les négociations qui s’ouvrent demain permettent de donner à ce texte toute son ampleur, pour que nous poursuivions ensemble vers des objectifs toujours plus ambitieux.

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Pour plus d’informations : www.iisd.ca

Dernière modification : 05/12/2016

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