Alejandra Crail et Jesús Bustamante reçoivent le Prix Breach / Valdez de Journalisme et Droits de l’Homme 2020 [es]

Le Centre d’Information des Nations Unies pour le Mexique, Cuba et la République Dominicaine (CINU) ; le Bureau du Haut-Comissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme au Mexique (ONU-DH) ; le Bureau des Nations-Unies contre la Drogue et le Crime au Mexique (UNODC) ; l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) ; l’Ambassade de France au Mexique ; l’Ambassade de Suisse au Mexique ; la Délégation de l’Union Européenne au Mexique ; les Ambassades de Slovaquie, de Finlande, de Suède, des Pays-Bas et de Belgique au Mexique ; le Programme Presse et Démocratie de l’Université Iberoamericana (Ibero-PRENDE) ; l’Agence France Presse (AFP), sous l’égide de Reporters Sans Frontières (RSF) et avec la collaboration de l’organisation Propuesta Cívica, vous annoncent les noms de lauréats de la troisième édition du Prix Breach / Valdez de Journalisme et Droits de l’Homme : Alejandra Crail et Jesús Bustamante.

Mexico, le 12 mai 2020

Le jury indépendant composé de Nacho Alvarado, Ismael Bojórquez, Ioan Grillo, Marcela Turati, Mariclaire Acosta, Narce Santibañez et Yaiza Santos, , a décidé de décerner :

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- Le premier prix du Prix Breach / Valdez de Journalisme et Droits de l’Homme à Alejandra Crail, pour “Matar a un hijo” (Tuer un fils), publié dans Emeequis le 15 octobre 2019.


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- Le deuxième prix du Prix Breach / Valdez de Journalisme et Droits de l’Homme à Jesús Bustamante, pour “El tortuoso camino de reportar y localizar a un desaparecido en Sinaloa”, publié le 29 novembre 2019 sur le blog Desaparecidos en Sinaloa.


Les lauréats reçoivent un prix en espèces de 8000 euros chacun” ainsi qu’un voyage en Europe.

Le jury considère qu’Alejandra Crail aborde dans son enquête “Matar a un hijo” (Tuer un fils) “un sujet d’extrême importance –la violence contre l’enfance dans le cercle familial– en raison de ses conséquences d’extrême gravité et souvent rendu invisible, par l’État mais aussi par les médias. De l’avis du jury, ce travail combine de main de maître la manipulation de données, les témoignages et la profondeur du texte, et permettra d’exhorter les autorités à mettre en œuvre des politiques publiques pour s’attaquer à cette problématique”.

Le jury a également manifesté que le reportage “El tortuoso camino de reportar y localizar a un desaparecido en Sinaloa” (Le chemin tortueux du signalement et de la localisation d’un disparu dans le Sinaloa) de Jesús Bustamante se démarque par son immersion dans l’intimité, et parvient à décrire la force et la douleur de mères à la recherche de leurs enfants, mais aussi la corruption au sein du système judiciaire et les mécanismes d’impunité qui entravent les cas de disparitions. Il correspond de plus aux valeurs de journalisme engagé dans les États et de visibilisation des victimes qui caractérisaient le travail des journalistes assassinés, Miroslava Breach et Javier Valdez”.

Le jury du Prix a également décidé d’attribuer une mention spéciale à “Eligen morir o matar” (Elles doivent choisir entre mourir ou tuer), de Jonathan Lomelí, Evelyn Hyleann Olvera, Héctor Piña, Federico Monclova, Carlos Lemus et Fabricio Atilano, publié le 26 janvier 2020 sur le portail Informador.mx , pour la qualité journalistique de leur travail, solide en matière d’enquête, de narration et d’approche concernant le biais dans l’administration de justice et la condamnation des femmes.

La cérémonie de remise du Prix, initialement prévue le 6 mai dans le cadre de la Journée Internationale pour la Liberté de la Presse (3 mai), sera organisée à une date ultérieure, en raison de la situation d’urgence due à la pandémie de COVID-19.

A cette occasion, les organisateurs du Prix Breach / Valdez de Journalisme et Droits de l’Homme souhaitent mettre à l’honneur les journalistes qui travaillent dans des conditions périlleuses dans le contexte de la pandémie de COVID-19 pour assurer la diffusion des histoires individuelles.

Un journalisme de qualité est plus que jamais indispensable lorsque l’information peut sauver des vies ou causer la mort, et lorsque la société a besoin d’informations véridiques, fondées sur des faits vérifiés et sur la science.

Le travail journalistique, en particulier dans le domaine des Droits de l’Homme, est crucial dans le cadre de la recherche de justice et pour surmonter les défis qu’affrontent les sociétés au XXIème siècle.

Ainsi, les organisateurs réaffirment également qu’aucune démocratie ne peut fonctionner sans liberté de presse, un des éléments essentiels d’un État de droit. Dans cette optique, ils demandent aux autorités, aux groupes médiatiques et à la société dans son ensemble de garantir aux journalistes leur sécurité et des conditions de travail dignes.

Enfin, les partenaires du Prix rappellent que les familles de Miroslava Breach et Javier Valdez -qui donnent leurs noms à ce Prix- et la société mexicaine continuent de réclamer la vérité et la justice, 3 ans après leurs assassinats (23 mars et 15 mai 2017).

Nous souhaitons que ce Prix puisse contribuer aux avancées vers ces deux exigences inaliénables.

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Dernière modification : 23/05/2020

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